BLERE (4414hab) 
Indre-et-Loire (37150)
Centre - Val de Loire
OFFICE DE TOURISME **
DE BLERE, LA CROIX EN TOURAINE, DIERRE, LUZILLE, EPEIGNE LES BOIS
8 rue Jean-Jacques Rousseau B.P.43, tél. 02.47.57.93.00, télécopie : 02.47.30.81.88 - Ouvert de 10h-12h et 15h-18h30 du 01-06 au 30-09 sauf dimanche. - Du 1-10 au 31-05, vendredi de 15h à 18h et mardi et samedi de 10h à 12h. Répondeur téléphonique.
Jumelé avec Garrel (Allemagne)
Station Verte de Vacances.Altitude 60 m. - 4414 habitants - S.N.C.F. - Cars avec Tours (27 Km), Montrichard, Saint-Aignan, Amboise - Jolie localité sur les bords du Cher.
Animations - spectacles
Grande braderie (dernier week-end de juillet) - Festivités locales et régionales.
Loisirs
Chasse - Centre culturel - Pédalos - Bibliothèque - Pêche - Cinéma (1 jour/semaine).
Sites, promenades et excursions
Aires de pique-nique et de jeux d'enfants - Belles promenades pédestres sur les bords du Cher, les coteaux, la forêt d'Amboise ; châteaux à proximité : Amboise 10 km, Chenonceaux 7 Km, Montpoupon 15 Km, La Pagode de Chanteloup dans la forêt d'Amboise, de nombreux châteaux dans un rayon de 20 à 25 Km - Sentiers pédestres.
Artisanat, industrie, équipement
Zone artisanale et industrielle (PME) - Faïences décorées (Chédigny), poteries (Chenonceaux), dinandier (Luzillé). Atelier de Vitrail (La Croix en Touraine).
Architecture et collections
Chapelle de Seigne (Renaissance) - Eglise (XIIe et XVe s.) - Manoir de Boisramé (XVe s.) - Le Grand Logis (XVe s.).
Sports
3 courts de tennis - Ski nautique - Plan d'eau (2e de France) et motonautisme - Equitation - Cyclotourisme location de bicyclettes, - Karaté - Golf miniature (18 trous) - Football - Judo - Pétanque - Piscine chauffée (3 moniteurs) - Survol des châteaux, aéro-club de Dierre (4 Km) - Ecole de voile - Tir à l'arc.
Gastronomie et terroir
Spécialités : Friture et brochets du Cher ; rillettes et rillons de Touraine ; vins rouges, rosés et blancs des coteaux du Cher et les grands crus de Touraine, cave coopérative vinicole de Bléré ; andouillettes, fromages de chèvre ; L'Epine (apéritif), Le Blérois (pâtisserie).
Hébergements
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CHEVAL BLANC (L.F.) ** |
5 place Ch. Bidault |
02.47.30.30.14 |
12 ch. |
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LE BOEUF COURONNE * |
rue P. L.-Courier |
02.47.57.90.42 |
14 ch. |
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LE CHER * |
9 rue du Pont |
02.47.57.95.15 |
19 ch. |
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DU MAIL |
Luzillé |
02.47.30.32.98 |
8 ch. |
Autres hébergements
Camping Municipal ***, tél. 02.47.57.92.60, fax : mairie 02.47.30.81.88, 270 emplacements, ouvert : avril à oct., clos, ombragé, fleuri, aux bords du Cher, 300 m du centre ville - Chambres d'hôtes - Gîtes ruraux - Locations de vacances, S'adresser à l'O.T.
Bléré est situé sur la rive gauche du Cher sur le chemin de St Jacques de Compostelle à 8 Km au sud d’Amboise et 25 Km au sud-est de Tours.
Bléré et ses environs - La Choltrie, la Haute-Borne et les Vallées - sont occupés depuis la Préhistoire. De nombreuse pièces de silex ramassées autour des ateliers de taille à Fontenauy et à la Folie, datant du Néolithique moyen et découverts en partie par M. et Mme Berdier au milieu du XXe. D'autre vestiges plus tardif ont été mis à jour sur le territoire de la commune, notamment un moule de fondeur de l'âge du Bronze.
La voie romaine, découverte à Athée-sur-Cher en 1860 par l'abbé Bourrassé, est lisible à travers toutes les communes du canton et traverse le Cher à Bléré. Les vestiges d'une autre voie se dirigeant vers Sublaines et Loches ont également été repérés.
La fondation de Bléré étant très imprécise, les historiens avancent plusieurs hypothèses quant à la date et à l’origine du nom de Bléré. Les rives du Cher attirèrent déjà les peuplades primitives et le lieu de Bléré, situé sur la voie de Paris aux Pyrénées, prit une importance commerciale et stratégique dés l’époque gallo-romaine.
Des fouilles effectuées sur plusieurs périodes (avant 1899 à nos jours) ont confirmé qu'un aqueduc gallo-romain conduisait les eaux des Grandes-Fontaines de Bléré à la ville de Tours -Caesarodunum-. Des vestiges subsistent encore sur la commune de Bléré. (Découverte d'un nouveau tronçon de l'aqueduc gallo-romain de Fontenay de M. Jacques Dubois.)
Fondées, affirment certains, par un nommé Billejus, vivant au Ve siècle ou ancienne Blereius, dont il est fait mention dans une vielle chronique du Moyen Age, on dit aussi de cette commune que son nom serait d’origine celtique et qu’il est formé du mot << blais >> ou << bled >> qui signifiait << beau >>, et du mot << ray >> ou << ré >> dont la signification était <<gué>>.
Bléré aurait été un << beau gué >> qui permettait aux voyageurs de traverser facilement le Cher. D’autres encore prétendent trouver l’étymologie véritable dans les mots << bled >> (vieux mot de blé) et <<ré >> (devenu par la suite <<ras>>) (mesure de blé rase dite aors un ré de blé). Cette dernière explication laisse sceptique les historiens, qui n’y trouvent pas là une origine très lointaine de Bléré. A cette époque, un atelier monétaire mérovingien est établi dans la cité.
Sa première église fut fondée en 474 par saint Brice, disciple de saint Martin. Brûlée par les Normands en 838, elle fut reconstruite au XIe et XIIe siècle, puis remaniée au XVe et XVIe siècles. Saint Louis et Philippe le Bel ont séjourné à Bléré.
En 838, avant d’assiéger Tours, les Normands pillèrent et brûlèrent Amboise et Bléré. Celle-ci se releva des ruines et s’entoura de remparts alors que, Théotolon, archevêque de Tours en assura la possession aux moines de Saint Julien (en 946). Plus tard, Bléré dont les habitants venaient alors se réfugier au pied du donjon (érigé sur l’actuelle place Charles Bidault) devint châtellenie relevant d’Amboise, puis du château de Tours jusqu’à la Révolution. Sulpice d'Amboise le premier seigneur connu et sa famille conserve la châtellenie jusqu’en 1431. Elle appartient ensuite aux familles de Sainte-Maure, Bérard, Chasteignier, de Schomberg, de Faverolles, Guillerault, Taschereau et Malon de Bercy.
Un moulin fortifié est bâti en 1160 par Henri II Plantagenêt à la tête du vieux pont, sur la route qui mène de Paris à l'Espagne jusqu'au milieu du XVIIIe siècle; il a subsisté en partie jusqu'en 1900. La bourgade était relativement petite, bordée au nord par le Cher, protégée par le pont fortifié, (édifié en 1160) limité à l’ouest par la rue des Déportés (anciennement rue des Fossées), au sud, là où se situe le mail actuel et à l’est par le ruisseau du Vaugerin (maintenant busé) qui servait de douves, et alimentait avec l’eau du Cher, les profonds fossés longeant les remparts (réédifiés en 1440 sur l’ordre du gouverneur de Bléré, seigneur de l’Herpenty). Jeanne d'Arc est peut-être passée à Bléré en 1429.
Vers le début du XVIe siècle, l'hôtel de Boisramé est édifié et richement décoré; il est alors la propriété de Jean de Seigne.
Depuis la ville a accueilli de nombreuses personnalités. A la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle Gaberot, avocat et bailli à Bléré, traduit en vers des oeuvres d'Horace. Tallien (1767-1820), enfant, réside souvent à Bléré avant la révolution: son père étant le maître d'hôtel du marquis Malon de Bercy qui assure l'éducation du futur député. Paul Racault (1881-1956) né et inhumé à Bléré est une grande figure de l'enseignement public: il est le fondateur en 1932 de la Fédération des oeuvres laïques d'Indre-et-Loire. L'écrivain Dominique Dunois (°27/02/1876- +16/01/1959) - Marguerite Lemesle de son vrai nom, soeur du médecin - a publié une dizaine de romans situés dans la région, auteure très controversée à l’époque, pour décrire des vérités de la vie rurale en empruntant des noms de personnages existants.
. Enfin Charles Bidault a été sénateur et maire de Bléré au début du XXe siècle.
Bléré évolue au cours du temps : en 1815, la commune comprenait 700 ha de vignes, et 280 ha en bois. En 1816, déjà, la marché s’ouvrait le vendredi à midi. En 1820, le recensement dénombre 2.663 habitants. Une école de garçons fut bâtie en 1832 au milieu du champ de foire, sur l’actuelle place Balzac. L’école communale de filles est bâtie en 1836. A cette époque, dans le canton de Bléré, 27 % des garçons et 16 % des filles allaient à l’école. Bléré recevait les enfants de La Croix et Dierre.
Patrie du célèbre aviateur Henri Lemaître (Paris-Dakar) et du sénateur Charles Bidault.
Les travaux d’embellissement et de voirie urbaine furent très importants. La rue Noire (actuellement rue Rabelais), ainsi appelée parce que le soleil n’y pénétrait jamais, fut percée, etc.. Le cimetière, sur l’emplacement de la place de la République, fut remplacé en 1838 par le cimetière actuel. La ville fut éclairée à l’huile jusqu ‘en 1866, époque ou commença l’éclairage au gaz, puis l’électricité en 1897. Le nouveau pont très attendu, vu le jour en 1900. Côté activités, Bléré a longtemps possédé des scieries aujourd’hui disparues. Une zone industrielle s’est crée à l’est de la ville, et l’attrait du Cher apporte des vacanciers notamment dans le terrain de camping qui le longe.
Principaux monuments et sites à observer.
Eglise Saint-Christophe: elle conserve une cloche de 1574. Elle renferme une Vierge du XVe siècle, un tableau de l'Assomption et un tabernacle du XVIIe siècle. Une grande Piéta est placée dans une niche. Cette statue est l'oeuvre du sculpteur Borie, né à Bléré à la fin du XIXe.
Demeure de Gimont (XIIe siècle): était le siège d'un fief. Gilles Taschereau a été seigneur de Gimont en 1737. Malon de Bercy en a été le propriétaire au début du XIXe siècle.
Grand Logis XVe et XVIe siècles: édifié par Pierre Bérard, est la résidence des seigneurs de la châtellenie de Bléré au XVe siècle.
Chapelle Funéraire De Seigne (1526): autrefois entourée d'un cimetière est caractéristique de l'architecture Renaissance malgré les baies de style flamboyant. Elle à été construite par Jean de Seigne pour abriter la sépulture de son père Guillaume, receveur général de l'artillerie du roi.
Manoir Les Crespières (XVe et XVIe siècle): construit au bord du Cher. Bordé par l'ancienne enceinte de la ville pourvue d'échauguettes. Le manoir a été habité à la fin du XIXe siècle par les beaux-parents du président de la République, Félix Faure, qui y a séjourné plusieurs fois avant son mandat.
Manoir de Bois Pateau (XVIe siècle): ou Bois-Plateau relève au Moyen Age du fief de Saint-Julien de Bléré. Possession de Guillaume de Seigne, il devient lui même un fief en 1522 en échange avec les chanoines d'une maison de Bléré. A partir du XVIIe siècle il est annexé à la terre de BLéré.
Porche Maison des Chartreux (XVIIe siècle): ancienne entrée de la maison des Chartreux.
Demeure Le Belvédère (1832): demeure édifiée pour Henry Marcel décédé vers 1874. L'édifice présente un rez-de-chaussée au plan similaire à celui du château de Bagatelle à Paris. Le domaine est passé par héritage au Dr Chaumier et à la famille Moreau de Bellaing. Il a été finalement vendu en 1958 au lieutenant Guillemot, membre de l'équipage du Farman <<Goliath>> lors du raid Paris-Dakar en 1919.
Château de la Courcicauderie (1840-1841): bâti par un architecte parisien pour Auguste Lemaître, maire de Bléré de 1840 jusqu'à sa mort en 1857. en construisant cette demeure, ce dernier remplace celle qu'il a héritée de son beau-père, Jacques Gaberot. Son descendant Henry est l'un des pionniers de l'aviation au début du XXe siècle. En 1970 la famille Lemaître vend cette grande bâtisse à la ville de Bléré qui en fera son hôtel de ville.
Château de Fontenay (XIXe siècle): brûlé en guise de représailles lors de l'occupation prussienne de 1871 est reconstruit sur des fondations anciennes. Il appartient à l'architecte et artiste peintre Auguste Bucquet, né à Paris en 1840 et décédé en 1914.
Base de moulin à vent (XIXe siècle): ce grand cône en pierre est la base d'un moulin à vent dont la partie supérieure en bois existait encore en 1900.
Château de Fossemblaut (milieu XIXe siècle): est un ancien fief possédé en 1577 par Antoine de La Bretonnière, puis en 1634 par Jacques Nau, écuyer, trésorier de l'extraordinaire guerres du Languedoc et receveur général des finances de Bourges. il devient plus tard la propriété de la famille Taschereau, puis celle des Malon de Bercy.
Demeure de La Grisolette (vers 1880-1885): construits en contrebas du château de Fontenay, présente deux bâtiments à colombage de style anglo-normand.
Loge de vigne (fin XIXe siècle): pourvue d'une cheminée peu commune. Elle a été récemment restaurée à l'initiative de l'Association Maisons paysannes de Touraine. Visible depuis la déviation Tours-Vierzon.
Moulin de Beauregard (année 1930): ce bâtiment est l'un des derniers qui faisait partie des moulins de Beauregard, construits près du manoir du XVIIe siècle qui dépendait du fief du Val d'Orquaires. Au XVe, la collégiale de Saint-Martin de Tours y possédait une métairie.
Liens vers d'autres renseignements:
- Mairie de Bléré . Un peut d'histoire sur la vallée du cher